Rendez-vous aussi sur :

art nOmad : la page Facebook // le compte Twitter // la page Google + // la chaîne YouTube
art nOmad se manifeste ! :
le blog du livre papier
// la page Facebook du projet éditorial tOtal
une oeuvre près de chez toi : le blog du nouveau dispositif d'intervention art nOmad // la page Facebook du dispositif // le compte Twitter du dispositif
art nOmad en incitations à commettre de l'art : Tumblr(1)
1re Biennale art nOmad : le blog d'une 1re biennale en camion // la page Facebook de la 1re Biennale art nOmad // le blog des contributions artistiques à la 1re Biennale art nOmad
le blog de l'oeuvre participative "accroche-cOeurs" conçue et installée en 2016 à Anglet, dans le cadre de la résidence art nOmad à la Littorale #6 - Biennale internationale d'art contemporain (organisation : Ville d'Anglet, commissariat : Paul Ardenne)

23.3.16

petites Fricassées d'oeuvres à domicile : 5e !

Rappel :
Sur le principe de ses "petites Veillées vidéo à la maison" limousines, art nOmad propose ses "petites Fricassées d'oeuvres à domicile" essonniennes, depuis novembre 2015 et jusqu'en juin 2016, à raison d'un samedi par mois. Il s'agit d'une intervention chez l'habitant, à l'initiative du Domaine départemental de Chamarande (conseil départemental de l'Essonne) durant laquelle de courageux hôtes et leurs invités pourront découvrir le temps d'un après-midi, dans leur salon, deux oeuvres issues de la collection du Fdac Essonne - une vidéo + une oeuvre "tangible"(sculpture, installation...) - puis en débattre... Et, si le coeur leur en dit, il se pourrait même qu'ils soient incités à commettre joyeusement de l'art !


La 5e petite Fricassée aura lieu samedi 26 mars 2016, à Nozay, dès 15h.

Au menu du jour :

Dominique Mathieu, Psyché-miroir, 2007.
Miroir, pin, pierre reconstituée, pigment. 70 x 33 x 188 cm.


Dominique Mathieu
est né en 1970 à Lyon. Il vit et et travaille à Paris.
Assistant de designers et d’architectes durant sept années avec lesquels ils collaborent sur des projets d’architecture, d’architecture d’intérieure, de scénographie et de design, « Dominique Mathieu interroge aujourd’hui plus que jamais sa profession quant à ses réelles orientations, et par là même nous interroge sur le sens de nos choix respectifs, de l’orientation de nos existences. Comme pressé par une urgence, Dominique Mathieu transcende les codes du design, et tente d’englober dans son travail des valeurs sociales, politiques et écologiques, dont l’importance dépassent pour lui les contraintes habituelles du design et situent ses propositions en dehors des clivages habituels. Inquiet, le designer ne cherche plus à séduire, mais à interroger nos consciences de consommateurs, de citoyens face à la vacuité de l’économisme. »
Source : http://www.galeriemica.com/expositions/fracture-sociale/ (consulté le 8/03/2016).

À propos de l'oeuvre Psyché-miroir.
Le miroir dit « psyché » est un élément de mobilier courant, mobile et inclinable à la valeur symbolique. En effet le miroir incarne à la fois la vérité, l'orgueil et la vanité dans la mythologie et l'histoire de l'art, ainsi que l'image d'objet magique renvoyant à un espace autre.
Le Psyché-miroir de Dominique Mathieu ne se réfère en rien à cette définition. D'une simplicité brute, cette installation composée d'un miroir rectangulaire sans réglages possibles, d'un tasseau de bois simple et d'un bloc de béton en guise de socle engage et sollicite le corps du spectateur.

 +

Jordan Wolfson, Neverland, 2001. Vidéo couleur et son, 4 min.

Jordan Wolfson est né en 1980 à New-York. Il vit et travaille à Berlin et New-York.
Avec une certaine économie des moyens, Jordan Wolfson crée des films, des installations et des vidéos, qui interrogent notre monde et ses mythologies collectives, à travers des icônes culturelles, issues du cinéma ou de la musique, comme Charlie Chaplin, Christopher Reeve,
Erik Satie ou Michael Jackson.
« Ses films et installations combinent les caractéristiques de l’art conceptuel à l’exploration d’expériences personnelles et à un sens poétique, conduisant certains critiques à qualifier son œuvre de “romantico-conceptuelle”. Il joue fréquemment avec l’idée de répétition et réalise des films numériques qui sont ensuite transférés en 16 mm. […] Une certaine mélancolie plane sur l’œuvre de Jordan Wolfson, mais elle est toujours teintée d’ironie, conférant au familier et à l’ordinaire un caractère étrange. »
Source : https://www.centrepompidou.fr/cpv/resource/c6rrErd/rBA556q (consulté le 8/03/2016).


À propos de l'oeuvre Neverland.
Sur un fond blanc, une paire d'yeux flotte dans un espace indéterminé. Aucun son n'accompagne l'image. L'absence de contexte, la métonymie extrême, limitant le visage aux yeux, déconcertent le spectateur. Seul le titre donne un indice : Neverland évoque l'univers artificiel que Michael Jackson s'était fait construire, ce fameux ranch acheté par le chanteur en Californie en 1988 et transformé en immense parc d'attractions, destiné à y recevoir ses amis. Neverland c'est aussi le pays imaginaire de Peter Pan, où les enfants ne grandissent jamais.
Lorsque Michael Jackson fut accusé de pédophilie, le ranch fut perquisitionné plusieurs fois et, pour se défendre, celui-ci y réalisa une vidéo dont Jordan Wolfson a effacé tous les éléments visuels et sonores pour ne garder que les yeux, seuls éléments authentiques du visage de la star, tant de fois remanié par la chirurgie esthétique.

17.3.16

En ligne !

À découvrir sur notre nouvelle chaîne YouTube : la 1re vidéo de la Biennale art nOmad, réalisée par Raphaële Raffort (étudiante en 5e année à l'ENSA Limoges) lors de son lancement sur le parvis du Palais de Tokyo à Paris, le 13 septembre 2015, de midi à minuit.

8.3.16

Retour sur la 4e « petite Fricassée d'oeuvres à domicile »

Les Ulis, samedi 13 février 2015 

 

Choisir deux œuvres pour saisir quelques liens-clefs

 

Pour chaque Fricassée, parmi les pièces issues de la collection du Fdac Essonne et exposables chez l'habitant, art nOmad choisit un duo inédit : œuvre « tangible »*/oeuvre vidéo. Ce duo est déterminé par le fait que non seulement les thématiques et les traitements formels des deux œuvres en question se rejoignent — ou, au contraire, s'opposent —, mais aussi parce qu'il recèle des éléments faisant écho aux préceptes et aux actions d'art nOmad.
Voici donc pourquoi nous avons sélectionné ensemble, pour cette 4e édition, le La La Land de Wilfrid Almendra et le Kaléidoscope de Zhenchen Liu :

Une histoire de mélanges audacieux
La La Land est une sculpture composite fantastique, mélangeant aussi bien des matériaux divers (bois, mélaminé, plomb) que des couleurs tranchées (doré, clair-boisé, noir et blanc), des finitions changeantes (linéaires et anguleuses, lisse et douce, flammées et sauvages) ; c'est un objet hybride à caractère mythologique, à l'allure brouillée (le haut a la forme d'un manche de raquette de tennis tandis que le bas figure une patte d'équidé).
Kaléidoscope est une œuvre vidéo enivrante faite d'assemblages rythmés d'images tout aussi disparates dans leurs couleurs et dans ce qu'elles représentent, provenant pourtant toutes de papiers peints aux motifs tantôt abstraits, tantôt figuratifs, mêlant formes géométriques, reflets et symétries, végétaux, animaux, humains et divinités, tons chauds et froids qui s'entrechoquent, profusion de détails et impressionnante harmonisation des séquences.
art nOmad est un centre d'art d'intervention et de recherche en entremétologie qui se nourrit quotidiennement de la diversité afin de croiser des sources hétéroclites et d'inciter ainsi tout un chacun, quelque soit son âge, son milieu, son statut, à la création sous toutes ses formes, sans à priori ; qui se plaît à faire sans cesse des allers-retours entre le collectif et l'intime, à intervenir aussi bien sur la place publique qu'en structure particulière ou chez l'habitant, à provoquer la rencontre entre des éléments ou des individus qui ont peu ou rien en commun et à leur faire tisser des liens, éphémères ou durables.

Un jeu de caché/révélé, d'illusions et de détournement
La La Land s'inspire d'un bâton de marche ancestral basque : le makila, ayant la particularité de dissimuler une arme à l'intérieur du manche. Derrière l'apparente douceur de la séduisante sculpture, se cacherait donc un objet de terreur. Et puis, autre piège : même s'il figure un bâton de marche, La La Land est en partie composé de plomb, ce qui le rend beaucoup trop lourd pour son usage originel et accentue, de fait, sa dangerosité.
Kaléidoscope, comme écrit plus haut, est composé d'images issues de papiers peints. Les motifs animés qui en ressortent sont gais, dynamiques, subjuguent par leur esthétisme, leur éclat. Pourtant, tous ces papiers peints proviennent d'habitations détruites, dont les occupants ont été chassés. L'illusoire légèreté de la vidéo se fissure pour dévoiler une réalité sombre et funeste.
art nOmad a conçu un dispositif d'action phare : le Véhicule art nOmad. Celui-ci a l'allure d'un camion d'épicier, avec ses hayons s'ouvrant de tous côtés, sa vitrine se déployant vers l'extérieur… Grâce à lui, nous nous faufilons sur les places de marchés, les foires agricoles, au milieu des fromagers ou autres vendeurs de matelas. Sauf que ce camion là ne vend rien ! Tel un cheval de Troie, mais pacifiste, discrètement zébré de rouge et de vert, il offre aux passants interloqués une nourriture artistique, la possibilité de participer à des expérimentations plastiques et joyeuses et de les partager sans modération.


Aller plus loin en proposant l'expérience de la performance collective 

 

Concocter de micro-ateliers-déclics
L'enjeu des Fricassées — et de toute action art nOmad — c'est de faire découvrir l'art contemporain autrement (nous ne sommes pas des médiateurs, mais des artistes) : de manière ludique, par le biais de la pratique, les spectateurs devenant participants, et, à leur tour, créateurs. Il s'agit ainsi, pour eux et nous, de s'essayer à la performance collective.
À l'occasion de cette 4e Fricassée, pour continuer à jouer avec les thématiques de l'illusion et du détournement évoquées par les travaux d'Almendra et Liu, art nOmad a ressorti de ses placards son emblématique charcutaille de papier — une collection d’images de produits alimentaires véritables scannés, imprimés en couleurs et utilisés comme base de travail au Salon international de l’agriculture à Paris en 2011** — et proposé aux participants ulissiens de les découper/mêler/assembler afin de créer de curieuses plantes fantastiques… pour le moins carnées !

Se laisser surprendre par le feu de l'action et l'enthousiasme des participants
Chaque Fricassée réserve son lot de plaisir, à chaque fois inédit ! Cette fois-ci, nous avons particulièrement été touchées par l'installation improvisée des expérimentations réalisées l'après-midi par les invités de tous âges de notre adorable hôte. Sans tache aucune, le mur blanc du salon de cette dernière s'est en effet éphémèrement mais goulûment habillé de fleurs aux pétales de saucissons, aux tiges de brochettes et feuilles de jambons, de prairies de steaks et de nuages de boudins, et autres folies végéto-charcutaillères, avant d'être vernis dans les règles de l'art par une joviale et courageuse maîtresse de cérémonie !… Et après décrochage, chacun a repris sa création, vouée peut-être à être offerte à l'un de ses proches, veille de Saint-Valentin oblige !


* Par œuvre « tangible », on entend : sculpture, installation, photographie ou dessin encadré.
** Ces images peuvent être téléchargées sur le blog consacré au livre art nOmad se manifeste !