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19.4.17

MAXI Fricassée d'oeuvres près de chez vous, deuxième !


Pour sa deuxième virée essonnienne de l'année 2017, notre drôle de zèbre a cette fois-ci rendez-vous à la médiathèque Jacques Prévert de Villiers-sur-Orge, samedi 22 avril dès 15 heures, toujours en compagnie de l'équipe du domaine départemental de Chamarande.

Pour rappel, chaque MAXI Fricassée permet au public de découvrir de façon ludique et expérimentale, deux œuvres issues de la collection du FDAC Essonne : une vidéo + une oeuvre "tangible"(sculpture, installation...). Ce duo choisi en amont par art nOmad, est déterminé par le fait que non seulement les thématiques et les traitements formels des deux œuvres en question se rejoignent - ou, au contraire, s'opposent -, mais aussi parce qu'il recèle des éléments faisant écho aux préceptes et aux actions de l’association. À l’issue de cette découverte et de premiers échanges verbaux entre les participants, il est proposé d’aller plus loin en tentant l'expérience de la performance collective et en concoctant, pour ce faire, de micro-ateliers-déclics. Car l’enjeu des MAXI Fricassées - et de toute action art nOmad - est de faire découvrir l'art contemporain autrement (nous ne sommes pas des médiateurs, mais des artistes) par le biais de la pratique, les spectateurs devenant participants, et, à leur tour, créateurs.


Au menu du jour :

Sanna Kannisto, Orchid bee males, 2004. 

Acquis par le FDAC Essonne en 2004.
Vidéo couleurs sur DVD, durée : 8min 6s


Sanna Kannisto est née en 1974 à Hämeenlinna en Finlande. Elle vit et travaille à Helsinki. Elle est diplômée de l'École supérieure d'art et de design d’Helsinki.

« Dans son travail, Sanna Kannisto explore la relation entre la nature et la culture et étudie les méthodes, les théories et les concepts à travers lesquels nous abordons la nature dans l'art et dans la science.
Pour réaliser ses photographies [et vidéos], Sanna Kannisto intègre des stations de recherche dans la jungle. Dans ces conditions difficiles, elle met en place des protocoles de travail qui sont ceux de la science mais en introduisant des décalages : la contemplation se substitue à l’observation, la composition plastique au document. Elle approche le réel avec délicatesse pour nous proposer des images pleines de poésie où parfois l’humour affleure. »
« Mon inspiration vient de plusieurs sources : la science, la biologie, l'histoire naturelle, les Grandes découvertes, les natures mortes des XVIe et XVIIe siècles, cabinet de curiosités, romantisme, art conceptuel, surréalisme, l'histoire de la photographie, la vie au grand air de mon enfance et les promenades dans la forêt. »
Sources : http://www.cpif.net/fr/residences/residence-internationale/sanna-kannisto et
http://www.galeriechateaudeau.org/wp/sanna-kannisto-3/


À propos de l’oeuvre Orchid bee males :
« En accompagnant des entomologistes lors d’un voyage scientifique dans la forêt tropicale, Sanna Kannisto documenta, pour son travail artistique, toutes les expériences menées, il faut le constater, avec des bouts de ficelles. Ici, c’est un microscopique laboratoire qui est filmé. Installée sous une tente, une expérience de pollinisation sur coupelle est tentée avec des abeilles mâles. C’est le travail de l’observation, sur le modèle du regard scientifique, dont elle a fait le coeur de son activité de photographe. Mais loin d’un naturalisme naïf, d’un scrupule écologique, il s’agit surtout d’une attitude. Elle passe par l’attention de collectionneur, qui accumule les images, et par la patience du chercheur, inventant des protocoles où l’esthétique et le scientifique se tressent. »
Source : domaine départemental de Chamarande


Hugues Reip, Les pistils, 2007.
Acquis par le FDAC Essonne en 2010. Sélection de deux pièces parmi cinq.
Polystyrène enduit acrylique, moteurs, dimensions variables.

Hugues Reip
est né en 1964 à Cannes. Il vit et travaille à Paris.

« Hugues Reip (…) développe depuis le début des années 1990 une oeuvre avec des moyens très variés (dessin, sculpture, photographie, vidéo, diaporama...) et une économie tout à fait personnelle qui conjugue apparente simplicité, méticuleuse légèreté et efficacité pour explorer le fantastique et l'extraordinaire du quotidien et du familier. »
Source : page de présentation de l’artiste sur le site des Presses du Réel, disponible à l'adresse : http://www.lespressesdureel.com/ouvrage.php?id=2088

« En vrai bricoleur, Hugues Reip ramasse, collecte, archive. Ses collections s’alignent sur de précieuses étagères, collections de minéraux, de photographies, de fleurs, de magazines scientifiques, archivages d’images et de croquis rococo. »
Source : extrait d’un texte de Fabio Viscogliosi à retrouver sur le site de l’artiste, à l’adresse : http://www.huguesreip.com/situg3/09.01.textefabio.html

« Loin de nous apporter de nouvelles réponses ou de nouvelles définitions (...), 
Hugues Reip se laisse, au contraire, traverser par des interrogations qui nous sont directement adressées : “ Comment représenter des réalités qui nous échappent ? Peut-on vraiment voir au-delà du visible ? Qu’est-ce que l’image et à quoi sert-elle ou, mieux peut-être, qu’y investissons-nous ? ”. Et d’inventer, dans son coin, de nouvelles façons d’échapper aux savoirs établis pour mieux remettre en question la nature, le sens et la conscience de nos regards sur le réel y compris dans ses avatars les plus singuliers. »
Source : Extrait d’un texte de Charles-Arthur Boyer, catalogue Hugues Reip. Coédition le Quartier, Centre d’art contemporain, Quimper, et le Frac Franche-Comté

À propos de l’oeuvre Les Pistils :
Hugues Reip les nomme ainsi : « sculptures modernes en lente rotation ». Il s’agit de grossissement de pistils ou d’étamines provenant de différentes fleurs existant réellement. Dans un entretien réalisé à l’occasion de son exposition monographique au domaine de Chamarande en 2009-2010, il explique : « Dans une plante (…) l’image même du pistil me semble une abstraction, dans le sens où la forme est porteuse d’une étrangeté, d’une bizarrerie inattendue qui convoque d’autres images. (…) J’aimerais que le spectateur se trouve baigné dans une atmosphère peu rationnelle, avec des ruptures d’échelles, des mondes que l’on connaît tous intimement sans y avoir mis les pieds, comme une intuition. J’aime bien l’idée développée par les précurseurs de la littérature fantastique : partir du réel et le vriller à tel point pour qu’il ne soit plus envisageable. »
Source : http://www.huguesreip.com/situg3/09.09.textechamarande.html 


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